Cas d'étudiants

Piratage informatique

Lors de mon stage de technicien, un ingénieur technico-commercial (ITC) d'une entreprise concurrente voulait être employé dans la société où s'effectuait mon stage. Lors de son entretien de pré-embauche, il nous a apporté son ordinateur portable pour nous permettre d'en "consulter" les données (informations concernant les clients et leur type d'achat). Il espérait certainement, en plus de son embauche, obtenir une prime pour les informations ainsi transmises.
Le responsable du service commercial (RC) a alors demandé au responsable informatique (RI) d'effectuer le piratage des données contenues dans le portable. Le responsable informatique se trouvait à l'époque dans une situation professionnelle instable car son poste était continuellement remis en cause. A la même période, il cherchait d'ailleurs un travail dans d'autres sociétés. Il s'est donc mis au travail, mais ne parvenant pas à transférer les données, il a demandé mon aide. Les données étaient impossibles à transférer car le portable était un ancien modèle, il fallait donc un logiciel particulier. Or il se trouvait que je possédais le logiciel nécessaire. Je lui ai fourni, mais c'est finalement à moi qu'on a demandé pour gagner du temps de réaliser ce travail . J'étais excité à l'idée de relever le défi, de voir si j'étais capable de récupérer les données, mais je pouvais aussi refuser…


Barres d'acier défectueuses

Cette histoire se déroule lors d'un stage, durant la deuxième quinzaine de mon dernier mois de stage sur un chantier où nous étions une petite équipe de travail composée de trois ouvriers et de moi-même. Le patron de la société nous avait chargé de réparer une façade entière en un mois et nous avait laissé le soin de nous organiser à notre guise pour y parvenir. Ce travail de réparation est divisé en deux parties. La première consistait à rechercher les barres d'acier défectueuses dans le béton des éléments de façades pour ensuite les piqueter et les mettre à nu. La deuxième visait à calfeutrer les trous à l'aide de différents mortiers spécifiques et d'enlever les barres défectueuses grâce à une scie circulaire à métaux. Comme nous étions trois ouvriers, un premier recherchait les barres défectueuses grâce à un appareil à prospection magnétique. Le deuxième piquetait les éléments de la façade à l'aide d'un petit marteau piqueur et le troisième colmatait les trous ainsi créés et coupait les mauvaises barres.
Les deux ouvriers avec qui je travaillais étaient des intérimaires qui avaient l'habitude de fournir leur service à cette société car ils travaillaient vite et bien : ils étaient d'ailleurs repris régulièrement depuis quelques années. Lors de ce mois de travail, nous nous sommes retrouvés seuls la plupart du temps. Le patron n'est jamais venu sur le chantier car il en avait d'autres plus urgents. L'ingénieur en chef ne passait que rarement.
Pendant la deuxième partie du mois, un des ouvriers s'est mis à boire de plus en plus fréquemment sur le chantier. Il arrivait le matin déjà ivre et profitait de la pause de midi pour aller s'acheter de la bière qu'il consommait pendant les heures de travail de l'après-midi. Il semble que ce problème soit intervenu suite à des problèmes familiaux. Or le travail de cet ouvrier était de couper les barres défectueuses, ce qui requiert l'utilisation d'une scie circulaire à manier avec précaution. Un jour, celui-ci s'est entaillé la main très sérieusement avec le disque de la scie. Il avait retiré la sécurité principale de la scie qui réduisait sa maniabilité. Cet accident lui a valu un arrêt de travail d'un mois. Personne n'était sur le chantier sauf moi et l'autre intérimaire. Les intérimaires m'ont demandé de ne rien dire ni à l'ingénieur en chef ni au patron. Celui qui n'était pas blessé est allé contacter un responsable au téléphone le plus proche en expliquant qu'un accident était arrivé…


Travaux publics et licenciement

John effectue un stage de technicien dans une agence de travaux publics où il exerce la fonction de conducteur des travaux. Il encadre ainsi un certain nombre de personnes et assume la responsabilité d'un chantier de construction. Il doit donc non seulement assurer la qualité du travail fourni mais aussi le respect des délais. Dès le début du stage, le responsable direct de John, Monsieur R, le menace de mettre fin à son contrat s'il ne se montre pas plus autoritaire envers le personnel et ne mène pas à bien le travail confié.

John pense de son côté que les ouvriers se montrent facilement oisifs et qu'il est nécessaire de les menacer pour les faire travailler, il obéit donc sans difficulté à Monsieur R. Il multiplie les actes rappelant aux ouvriers les exigences du chantier en termes d'économie et de délais. Il surveille de très près le travail de chacun. Un soir, peu avant le fin de la journée, il feint même de rentrer au siège de l'entreprise pour observer l'attitude des ouvriers en son absence.

Un matin, une camionnette et deux intérimaires embauchés pour deux mois, et sur le chantier depuis 15 jours, manquent. John en réfère aussitôt à Monsieur R qui lui demande d'essayer de les trouver en ville et de licencier les deux ouvriers s'ils n'ont pas une raison valable de s'y trouver : John ayant son idée se dirige directement vers un café de la ville où les deux sirotent un verre de bière…


Pollution

Un jeune stagiaire assiste un ingénieur au sein d'un laboratoire d'analyse. Ces analyses portent sur les boues de stations d'épuration. Elles visent à déterminer si les quantités de produit cancérigènes (issus des pesticides) présents dans les boues sont bien inférieures aux normes légales en vigueur. Le rôle du stagiaire est de réaliser les analyses et d'établir la fiche de résultats indiquant la teneur des boues en produits cancérigènes.

Si cette teneur est légale, la fiche est signée par l'ingénieur et le responsable commercial puis envoyé au client. Le client (c'est à dire la station d'épuration) peut alors utiliser ses boues d'épandage sur les champs comme la loi le lui autorise. Si la teneur est trop élevée, le client en est informé et aucune autorisation d'épandage ne lui est fournie. Il doit alors incinérer les boues, ce qui lui revient très cher.

Un jour, une analyse révèle une teneur trop élevée en polluants mais l'ingénieur et le responsable commercial signent quand même une autorisation d'épandage. Le stagiaire ne comprend pas. Ils lui expliquent que s'ils refusent l'autorisation, le client ne reviendra pas; les autres clients, apprenant que le laboratoire oppose parfois des refus, risquent de ne pas revenir non plus. Pour le laboratoire, ce serait un manque à gagner énorme, étant donné le prix facturé de chaque analyse et probablement, à terme, la fermeture du service concerné.


Le collyre

Une usine pharmaceutique va procéder à un essai industriel concernant la fabrication d'un nouveau collyre. Le client potentiel, venu de l'étranger, patiente dans les bureaux en attendant la sortie des premiers flacons de la machine. Le collyre se prépare dans une cuve contenant de l'eau purifiée et les différents ingrédients. Le contenu de la cuve est porté à température et à pression afin d'être stérilisé. Les poudres sont initialement pesées séparément par le préparateur. Celui-ci malencontreusement renverse par terre un des ingrédients qui coûte très cher : il n'y en a plus en stock. Il le ramasse avec une pelle et un balai et l'essai peut avoir lieu.